Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Scribulations

Scribulations - la formule

20 Février 2014, 18:01pm

Publié par Jimidi

 

 

Ben quoi ? Ce n'est pas parce que je n'ai pas encore l'âge d'écrire mes mémoires (de toute façon...) ni parce que nous n'en sommes qu'au sixième numéros de Scribulations que je ne peux pas, du haut de ma sagesse infinie, compiler quelques remarques utiles à qui voudrait se lancer comme nous dans la confection d'une vraie revue littéraire contenant des vrais morceaux de bravoure ! De toute façon, ceux-là n'en feront qu'à leur tête. Mais nous les humains sommes ainsi fait : nous ne pouvons pas nous empêcher de vouloir aider qui ne nous demande rien. Coluche l'avait très bien compris avec son célèbre : « Ne m'aide pas ; déjà que je n'y arrive pas tout seul ! »

 

J'aurais sûrement l'occasion, si je poursuit cette série, de vous parler imprimerie, maquette, nombre d'exemplaires, distribution... Mais je réalise, alors que ce dernier numéro de Scribulations a vu le jour en octobre, que la seule chose qui aurait demandé un peu plus qu'une intuition de départ, la seule chose qu'on ne puisse plus désormais modifier sans changer l'identité de la revue, c'est sa « formule ». Désolé, je ne trouve pas d'autre mot pour désigner l'agrégat improbable d'un format, d'un titre, d'une ligne éditoriale, d'une maquette et de bien d'autres choses dont la réunion forme un tout, comme pour nous nos organes, nos membres, chacun des traits de notre visage.

 

J'ai cru choisir une formule assez souple, mais je réalise qu'elle ne soit pas l'être tant que ça puisque après deux numéros seulement on peut dire de façon assez précise si « ça irait » ou si « ça n'irait pas » dans Scribulations. Donc, premier conseil à nos futurs éditeurs-rédacteurs en chef de revue : faites gaffe, parce qu'une fois que c'est parti, vous ne pouvez pas changer du tout au tout d'un numéro à l'autre.

 

Pris isolément, aucun des éléments de Scribulations n'est particulièrement original, mais c'est bien leur réunion qui compose l'identité inimitable de notre chère revue.

 

Le format. Bien réfléchir au format. La forme extérieure vous apparente forcément à une classe d'objets comparables. Tabloïds, journaux, quotidiens, magazines, revues, annuaires... le monde du papier imprimé est peuplé de bien des espèces. Scribulations emprunte un format livre assez courant, très proche du A5 (14/21cm). On connait d'autres exemples de revues paraissant en format livre. On peut penser à « La revue littéraire », mais surtout à « Univers », cette revue de science-fiction ayant été publiée par « J'ai lu », au format habituel des autres ouvrages de SF de cet éditeur (11/16,5). Pour Scribulations, le format livre s'imposait comme valorisant pour ses auteurs mais également pour échapper au trajet domestique des revues ordinaire, qui va de la boite aux lettres à la table du salon, puis de là aux toilettes, pour finalement se faire recouvrir assez vite par d'autre trucs à lire quand on aura ce temps. Le livre suit des parcours domestiques différents. Il peut voyager en sac, s'inviter au bord du lit et finira généralement sa course plutôt sur l'étagère d'une bibliothèque, où il prendra ses marques et ressortira, dans une semaine, un mois, un an.

 

Du coup, on voit bien comment ce seul choix du format contraignait déjà notre contenu. Exit tout ce qui pouvait ressembler à de l'actualité littéraire, critique, édito... Il fallait opter pour de l'impérissable ou du moins pour des textes longue conservation, qu'on puisse relire un ou deux ans après sans qu'ils aient pris le goût de bouchon. Et comme un livre n'est pas qu'une dimension de couverture, nous étions également contraint par notre format de publier assez de texte pour remplir les cent cinquante à deux cents pages en deçà desquelles nous n'avons plus un livre, mais plutôt un opuscule, une brochure, un recueil.

 

Le titre. Les choses étant ce qu'elles sont et Google étant ce qu'il est, le choix d'un titre est très contraint par les nécessités du référencement effectué par les moteurs de recherche. En plus d'être raisonnablement original et explicité, le titre doit permettre à nos lecteurs de nous trouver sur internet dès la première page de résultat de recherche, et si possible en première position. C'est le cas pour « Scribulations », choisi parmi de nombreuses autres possibilités de titres évoquant également l'écriture, la déambulation et les aventures hasardeuses, puisqu'au moment de notre choix, les requêtes Google en langue française renvoyaient pour « Scribulations » un résultat quasi nul (4610 pages de résultats actuellement).

 

La ligne éditoriale. Jamais su ce que ça voulait dire précisément. Mais s'il s'agit de constater qu'à l'arrivée, Scribulations publie plutôt de la fiction, plutôt de la prose, plutôt des textes entre une et vingt cinq pages, en français et plutôt des textes qui me plaisent, alors oui, nous avons une ligne éditoriale. Sinueuse. D'ailleurs, je me sens beaucoup moins contraint pas cette « ligne éditorial » que par la nécessité de constituer un sommaire organisé en rubriques. Cette organisation classique pour toute publication périodique revêt pour Scribulations une importance particulière puisqu'il s'agit, mine de rien, en regroupant les textes et donc leurs auteurs, de rompre doucement avec ce modèle d'écrivain maudit, superbement isolé dans sa tour d'ivoire, légué par les romantiques mais finalement très encombrant. A l'opposé, Scribulations voudrait soutenir et valoriser l'écriture plaisir, l'écriture qui rapproche, l'écriture des ateliers, l'écriture qui ose courir le risque de la rencontre avec l'écriture et la lecture de l'autre.

 

La maquette. Qu'en dire ? J'étais assez content de la mise en page effectuée par mes soins, jusqu'à ce qu'un jeune lecteur, d'ailleurs illustrateur, me dise « On voit bien que ça n'a pas été fait par un professionnel ». (Bruit d'illusions se brisant. Ça fait un peu comme la vitre, mais en plus sourd.) Qu'à cela ne tienne mon grand, tu te charges du prochain numéro ? D'accord, acquiesça-t-il après que nous eûmes convenu d'honoraires pharaoniens. Ce jeune cré... Hûm. Ce jeune artiste plein de talents et bientôt plein de mes euros avait raison bien sûr. Nous n'avons pas du tout à rougir de l'aspect des numéros de Scribulations sortis jusque là mais je ne doute pas que le prochain sera visuellement plus cohérent, mieux structuré. Du moins si Tim consent à revenir des Bahamas où il boit sur la plage des Piña Colada du matin au soir, entouré de créatures de rêve... ***Quoi d'autre dans la formule magique ? Le prix. Scribulations est vendu 10€, ni plus, ni moins. Ou alors c'est qu'on vous l'a offert. Ou que vous l'avez volé. D'ailleurs, oui, il m'en manque un. Que personne ne sorte. Dix euros, les frais d'acheminement étant à la charge de l'acheteur, c'est bien. On est au dessus du prix d'une revue, en deçà du prix d'un livre et donc dans un entre-deux qui convient tout à fait.

 

L'impression noir&blanc. Là, outre l'idée du livre, se sont imposé aussi des nécessités plutôt économiques, mais il n'est pas exclu qu'à terme, nous puissions nous offrir quelques pages couleur. Ce serait d'autant plus intéressant que Scribulations étant assez richement illustrée, la couleur offrirait plus de possibilités, certaines oeuvres abandonnant beaucoup de leur intérêt en passant en noir&blanc.

 

La publicité. Y'en a pas. Du moins pas sous forme d'espace payant. On fait quand même une large place aux autres publications de nos auteurs et illustrateurs. Ceci dit, si Monsieur Coca Cola me lit, je ne demande qu'à négocier.

 

 

Voir les commentaires

Scribulations 01/13 au 23e Salon de la revue

17 Octobre 2013, 18:54pm

Publié par Scribulations

 

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-3

 

Bien que Laure ait tout dit, dans un article réussissant l’exploit de ne pas mentionner la revue « Scribulations » une seule fois (un défi personnel ?), je vais quand même en rajouter une couche sur ce très bon moment que fut le 23e Salon de la revue. Y’a pas, l’espace des Blancs Manteaux est beau. Dehors, dedans, la nuit, le jour : beau. Pierre blanche, charpente métalliques, on a bien de la place en hauteur et heureusement, parce qu’au sol, tout le monde est à touche-touche.

 

Salon de la revue - par Laure - Photo 1-copie-1

(Photo : Laure)

 

C’est d’ailleurs bien pour échapper autant que faire se pouvait aux embouteillages, que j’avais demandé, cette année, à ne pas être dans une allée latérale, ou l’exiguité incite au rapprochement, certes, mais interdit en pratique de pouvoir stationner confortablement devant le stand. Or comme dix scribulateurs au moins avaient annoncé leur visite… Du coup, on s’est retrouvé un peu à l’écart, mais avec toute la place qu’on voulait et qu’on n’a pas manqué d’envahir, bien sûr.

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-4

 

Au final, notre stand ressemblait à ça, avec, comme prévu, flottant en hauteur, un fantôme pas très utile puisque personne ne m’a demandé ce que c’était ni ce qu’il faisait là. Une voisine de la revue « Midi » a même cru que nous avions jeté un tissus sur un éclairage trop vif pour le tamiser…

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-5

 

 

Et tiens, puisqu’on parlait de Laure et d’emplacement, elle nous avait monté, à choisir, une peinture chacun - quelle jolie idée ! - ce qui a transformé un moment les escaliers en une mini expo bien sympathique. 


Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-6

 

De la foule donc, mais pas tout le temps et de toute façon composée de visiteurs curieux, intéressés, l'ambiance sonore générale évoquant plus la bibliothèque que le marché forain. 

Salon de la revue - par Laure - Photo 2

(Photo : Laure)

 

Salon de la revue - par JPL - photo 5

Dis donc ! Six numéros, et même si chronologiquement, le bleu devrait être avant le noir, ça commence a faire une jolie petite collection ! 

 

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-8

La bouilloire de Michèle, qui nous a un peu sauvé la vie, non parce qu'à 2€ le sachet de thé infusé dans un gobelet plastique, on aurait bouffé le fonds. 

 

 


 

Des Scribulateurs : plein ! 


Salon de la revue - par JPL - photo 4

Cat et Michèle au stand, puis Laure, qui doit revenir du stand des italiens (elle parle avec les mains), puis Maya et sa copine Yvonne, à qui nous devons de grands fou-rires au resto, samedi soir. 

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-16

Cathy et Roger, Scribulateurs historiques puisqu'ils écrivaient déjà avec certains d'entre nous avant que la revue Scribulations naisse. 

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-11

L'homme au bois dormant (?), un ami de Laure, puis Maya, Sylvain (notre illustrateur attitré, présent depuis le premier numéro), puis Marie et Aymeric. 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-10

Les même, mais dans le désordre, avec Sylvain en moins.  

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-18

Michèle, Jean-Paul et très occupé par sa dédicace : Alphonse. 

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-17

J'avoue, je n'ai pris cette photo d'Alphonse que pour décider Maya à l'héberger une nuit, ce qui explique son air exagérément sympathique. Ça a marché. C'est sournois ça ? Je ne me rend pas compte. Ceci dit, Alphonse n'a pas à se forcer pour paraître sympathique, puisque qu'il EST très sympathique. Je ne sais pas s'il a descendu la poubelle en partant, mais il a laissé délibérément du bon chocolat comme remerciement. C'est malin ! Je vais devoir assurer maintenant, si je reviens. Inflationniste ! 

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-7

Photo : Michèle 

Jean-Paul et votre serviteur, avec en rouge, devant, le carnet prétendant récapituler où sont passés, passent et passeront les 300 exemplaires de Scribulations 01/13. On peut toujours réver ! 

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-12

Les girls, autrement dit, Catherine et Michèle, directrices de rédaction de la revue, fidèle au poste. Manquait Aline, hélas, notre troisième directrice de rédaction, récente propriétaire, prétendante au titre envié de Mamamouchi deuxième classe. Aline, si tu passes par là, on a beaucoup pensé à toi ! 

 

Balade à Paris - Salon de la revue - octobre 2013-copie-9

C'est une tradition : quand Sylvain passe, il dessine à chacun un petit quelque chose dans son exemplaire. Trop bien ! 

Salon de la revue - par JPL - photo 3

Gabriel découvre Scribulations 01/13. 

 

Salon de la revue - par JPL - photo 2

Et comme Laure ouvrait cet article, il est notrmal qu'elle le referme... Rendez-vous à tous pour le prochain Salon ? 

 

Certaines photos sont de Jean-Paul, mais je ne sais plus lesquelles. JP, si tu passes par là... 

 


 


Cathy


 


 


Voir les commentaires

Scribulations 01/13 : déjà des lecteurs intéressés

16 Octobre 2013, 19:50pm

Publié par Scribulations

 

 

Scribulations 01-13 - BAT marque page et carte pos-copie-2

 

Alors là, tu as la totale : le premier exemplaire papier de Scribulations 01/13, qui est pour le moment un exemplaire unique, puisque c’est celui envoyé par l’imprimerie pour servir de Bon à tirer ; un exemplaire des cartes postales réalisées pour distribuer au Salon de la revue (12 et 13 octobre prochain à l’Espace des blancs manteaux à Paris - nocturne le 11 à partir de 20h) ; le marque-page dédié et même, même, un marque-page avec logo et adresse, estampillé grâce à un bon gros tampon confectionné neuf pour l’occasion.

 

Scribulations 01-13 - BAT marque page et carte postale - d

 

 

Déjà des lecteurs intéressés ! 

 


Scribulations 01/13 : déjà des lecteurs intéressés

Voir les commentaires

Livraison

28 Septembre 2013, 12:37pm

Publié par Scribulations

Livré par Copymédia dans les temps, les 300 exemplaires de Scribulations 01/13

Livré par Copymédia dans les temps, les 300 exemplaires de Scribulations 01/13

Voir les commentaires

Scribulations 01/13 vu des coulisses

30 Août 2013, 14:31pm

Publié par Scribulations

 

 

 

Couverture Scribulations 01-13 - Mr Zion

 

 

La très belle  et très graphique couverture entièrement réalisée par Mister Zion à partir d'une de ses toiles 

 

 


Sommaire

Le sommaire du numéro 01/13, avec un dessin de Titwane dans le fond. Si tu t'en souviens, c'est lui qui avait réalisé l'illustration nous ayant servi pour "Photomaton". 

 


 

Xpress - Un jour, il faudra que j’arrête de changer de logiciel de mise en page quasi à chaque numéro de Scribulations. C’est déjà le quatrième. J’espère qu’Xpress marquera une pause d’au moins deux ou trois numéros. Très bien Xpress, quasi parfait, à part ses initiatives malheureuses pour ajouter des pages et en faire disparaître d’autres. On va dire que j’ai encore besoin de le prendre en main. Mais au final, j’ai réussi à mettre en page Scribulations 01/13 avec, et c’est tout ce qui compte, non ? Gros boulot quand même, une centaine d’heure, je dirais et je ne compte que les miennes : MiKla est passée derrière !  

 

« M, comme « Mer…credi ! » - À l’arrivée, quand tu auras ton épais exemplaire de Scribulations 01/13 en main, cher lecteur, toute trace du travail technique aura disparu. C’est le charme paradoxal de la mise en page : elle vise sa disparition. Elle est totalement au service du contenu, de la lecture et du lecteur. Présente sur chacune des pages, mieux elle est, moins on la remarque. Mais pour moi, pauvre soutier, certaines questions ont été des casse-têtes. Tiens, par exemple : je décide d’ouvrir les textes par des lettrines. Très bien. Chic et de bon goût. Mais les lettrines proposées par Xpress consistent à agrandir bêtement sur trois lignes la première lettre, dans la même police que le reste du texte, du Callisto. Bof bof. Je voyais plus grand, avec des polices plus calligraphiques, comme Bearer Font, par exemple, déjà utilisée pour le 01/12. En avant pour Bearer font et tiens, pendant qu’on y est, on se la fait dépasser un peu en haut et dans la marge, en mode rebelle.

Et on fait quoi, quand la première lettre d’un texte n’est pas une lettre ? Mais à cette question là, déjà rencontrée, j’avais déjà trouvé une réponse. Si ça commence par un guillemet (c’est le cas le plus fréquent) tu traites en lettrine les DEUX premiers caractères, d’où le « M.

Oui mais la police Bearer Font n’a pas de guillemet. Putain, mais qu’est-ce que j’ai fait au ciel ? Rien. Ah ben justement, ça doit être ça. Du coup, j’ai dû chercher (et trouver) une police approchante, qui proposait des guillemets, truquer et machiner le guillemet dans Photoshop, le coller au M resté lui en Bearer Font, et roule. C’est page 50. T’a rien vu de bizarre ? C’est réussi. 

 

Volume - Après avoir dit et répété qu’il ne fallait pas que ce numéro dépasse 200 pages, boum, il en fait 250. Ça tombe à la fois bien et mal. Mal, parce qu’il pèsera du coup 329 g, bien trop pour les emballages pré-payés bonmarché, dont le poids total roulant en charge est limité à 250g. Mais ça tombe également bien, puisqu’ayant décidé d’en tirer 300 ex, autant que ce soit un numéro copieux, représentatif, présentant un max de textes et d’illustrations. Dans un coin de ma tête, je m’étais lancé le défi d’inviter le plus possible de contributeurs. À l’arrivée, ils sont 34. Ils étaient quinze pour le premier numéro. On mesure le chemin parcouru. Sur les quinze scribulateurs historiques, neuf sont toujours présents au générique cinq ans après : belle fidélité !

 

Scribulations 01-13, pages 96 & 97

Une calligraphie de Denise Lach, à l'appui du texte "Le Calligramme" de Xaba. On ne pouvait rêver mariage plus réussi. 

 

Illustrations - Comme nous n’avons pas les moyens de rémunérer des illustrateurs pour dessiner, peindre, graver, sculpter, photographier à la commande, je fais mon marché chez les potes, et sur Internet en lançant de temps en temps des recherches sur, par exemple : « dessins en noir et blanc ». Par ailleurs j’avais très envie de publier le travail de Denise Lach, calligraphe et depuis ma rencontre avec elle, comme elle était d’accord, c’était pour ce numéro. Du coup, j’ai eu très envie qu’un bon gros fil rouge traverse tout le numéro, celui du « geste d’écrire ». Par chance, à l’arrivée, Xaba donnait l’excellent texte « Le calligramme », Paul Laurendeau « Une série de clics irréguliers, puis…» dans lequel il est question d’une machine a écrire et Pierre-Jean Dutey « Les encres », une fiction à base d’imprimantes. Il y avait là bien assez pour accrocher aux pages tout ce que je voulais ayant de près ou de loin quelque chose à voir avec la calligraphie, y compris des phrases manuscrites demandées à certains auteurs.

Scribulations 01-13, pages 72 & 73

Ce numéro est hanté. Il l'est notamment par Arthur Musy et sa calligraphie d'un autre temps. 

 

 

 

Scribulations 01-13, pages 10 & 11

Les oeuvres de Mister Zion s'insèrent parfaitement entre l'écrit et le dessin. Comme les lettrines de MacFlycon, elles illustrent parfaitement cette idée du "geste d'écrire" qui sert de fil rouge à ce numéro. 

 


Mister Zion - C’est à l’occasion d’un chalutage sur le Net que je suis tombé sur les dessins de Sylvain Gurtler, alias Mister Zion. C’était au trait noir sur blanc, donc parfait pour l’impression, dynamique, imaginatif et frais. Ses dessins le situe, pour moi, exactement entre la calligraphie et l’illustration. Son travail de peintre laissait de plus espérer qu’il puisse proposer quelque chose pour la couverture. J’ai pris contact et nous avons travaillé ensemble. Du coup, j’en ai mis partout : dessins pleine page, lettrine, culs de lampe, couverture. Ce numéro lui doit beaucoup.

 

Scribulations 01-13, pages 90 & 91

Scribulations 01-13, pages 68 & 69

Je voulais absolument publier cette photo de Christian Séguié, qui nous avait donné un sérieux coup de main pour la couverture du numéro précédent. Ces ceps de vigne se reflêtant dans l'eau me paraissaient à la fois dansants et calligraphiques. La parentée avec les lettrines de MacFlycon est un de ces miracles dont Scribulations n'est pas avare, mais qui me réjouissent toujours autant ! 

 


McFlycon - Une fois bien cramponné à cette idée du « geste d’écrire » j’ai assez logiquement voulu montrer des graffs, autre exemple de calligraphie contemporaine. En furetant ça et là, il m’a semblé que le travail de Benoît Gilbert, alias McFlycon, pouvait très dignement représenter cette branche de la calligraphie. C’est un tout jeune homme, lycéen en terminale lors de nos premiers contacts. J’ai tout particulièrement apprécié le souci qu’il avait de transmettre son savoir faire sur sa chaîne Youtube. Ce goût du partage me semblait avoir toute sa place dans notre revue collaborative. On a choisi ensemble trois graffs ; je n’ai trouvé de la place que pour deux, mais ça ne m’étonnerait pas qu’on le revoit.

 

 

Scribulations 01-13, pages 148 & 149

Un exemple signé Lou des différentes calligraphies mises en oeuvres dans ce numéro. D'ailleurs il en signe deux. 


 

Scribulations 01-13, pages 42 & 43

Tmor, avec ses collages fait partie des contributeurs que je retrouve toujours avec plaisir...

 


Scribulations 01-13, pages 194 & 195

 ... Comme Sylvain Cnudde, alias Iss'N'Kor, présent dès le premier numéro. 

 

 


Les anciens, les nouveaux - Je ne sais pas toi, cher lecteur de Scribulations, mais perso, j’aime bien retrouver d’un numéro à l’autre, des têtes connues. C’est valable pour les auteurs, bien sûr et bon nombre présents dans ce numéro l’étaient déjà dans le précédent, voire même dans tous les précédents pour certains. C’est valable pour les illustrateurs également. Mais c’est également valable pour certains « trucs » de mise en page : l’importance particulière donnée aux lettrines (j’ai largement usé des alphabets de McFlycon), les phrases manuscrites, annoncées dans le numéro précédent, très présentes dans celui-là,  la fidélité à la mise en page établie il y a trois ans par Timothée Gogely.

 

Clin d’œil - Tiens, la mise en page du sommaire, par exemple. C’est un bon exemple de « clin d’œil ». Jusqu’au numéro 01/11, la tradition voulait que figure un véhicule sur cette page. Moto pour le 01/10, triporteur pour le 01/11. Personne ne m’a jamais demandé pourquoi, mais je vais te le dire. L’idée, c’était que le sommaire était une sorte de devanture, qu’on n’était pas encore à l’intérieur du numéro, plutôt en façade, que tu étais planté devant, comme dans la rue, face à la carte d’un resto, l’affiche d’un film et bref, encore sur le trottoir, dehors, d’où les véhicules garés. Avec en plus l’idée de livraison pour le triporteur. L’idée a évolué avec le 01/12. Je suis resté sur cette intention de « jeter un œil sur le programme », mais en utilisant un visage. L’idée, c’est toujours de faire figurer le « programme », le « menu » (après tout, un sommaire sert à ça) mais en faisant également figurer quelqu’un qui le regarde. Là où ça devient un chouïa complexe, c’est qu’en fait, le visage en question regarde aussi lecteur. C’est une façon de l’interpeller.

Alors que Scribulations 01/13 n’était pas encore sorti des limbes, je suis tombé chez Titwane sur son « portrait de Martin », retrouvant dans son dessin, par une coïncidence dont l’art n’est pas avare, sur son modèle, la même expression mi-interrogative, mi-perdue que sur le visage dessiné par Bruno Walpoth dans le numéro précédent. J’ai trouvé que ce serait une belle continuité de pouvoir en disposer. Tiwane a bien voulu me donner l’image : qu’il en soit mille fois remercié !

 

Les absents - Il n’y a jamais eu autant de noms au générique de Scribulations et cependant, certains me manquent cruellement. C’est la première fois depuis plus de cinq ans que ne figure aucun dessin de mad meg dans Scribulations. J’ai envoyé des mails amicaux, puis amicaux et inquiets : aucune réponse. A-t-elle changé d’adresse, de pays, d’activité ? Aucune idée. Pour Karen Guillorel, dont j’aurais tellement aimé te faire lire certains poèmes, son absence résulte plutôt d’une bonne nouvelle : elle les édite en recueil. Pour Marie Chataigner, elle est actuellement en voyage au Burkina Faso. Patrick Pakwood est passé de l’écriture à la photo, Laïla Cherrat a été très mobilisée par des questions personnelles et si elle n’a pas trouvé la disponibilité d’écrire, elle a quand même assuré magnifiquement sa part de correction.

 

Fantômes - Je ne sais pas comment le thème de cette rubrique s’est imposée. Il a dû être lancé par quelqu’un et rencontrer l’inspirations d’autres, mais nous avons assez vite eu un bon bataillon de fantômes, certains entrants par des illustrations et celui de Laure, Arthur Musy, par le biais d’une lettre manuscrite qu’elle avait retrouvée. Arthur traverse les pages et les rubriques de ce numéro. On retrouve des traces de sa calligraphie « à l’ancienne » dans tout Scribulations, entraînant à sa suite d’autres « pattes de mouche » transmises par Lou, Cécile, Jean-Marc et j’en oublie certainement. J’ai l’impression que les fantômes sont à la mode, mais peut-être faut-il voir là une acuité de cette question existentielle qui nous hante depuis belle lurette : Qu’en est-il de notre âme, de notre esprit ?

 

 

Scribulations-01-13--pages-118---119.jpg

Quand Mister Zion arrive à l'écriture par le dessin, Denise Lach arrive au graphisme quasi abstrait par l'écriture. Je suis particulièrement fier de les voir réunis dans ce numéro. 


 

Écritures – J’ai déjà évoqué cette rubrique à demi-mot, si j’ose dire, mais je vois comme un heureux hasard qu’elle comporte trois textes, les deux premiers assez longs. Ces trois textes évoquent chacun trois époques successives des moyens d’écrire. « Le Calligramme » de Xaba nous transporte au Moyen-Âge des moines copistes ; « Une série continue de déclics irrégulier, puis… » de Paul Laurendeau met en scène une machine à écrire manuelle ; enfin, « Encres » de Pierre-Jean Dutey envisage de bien intéressants perfectionnements pour nos imprimantes informatiques. C’est bien sûr cette rubrique, centrale dans la revue, que j’ai illustrée avec des travaux de Denise Lach, calligraphe. J’aime énormément le travail de Denise. J’ai rencontré ses œuvres par hasard, au détour d’une expo au Château de Voguë, qu’on allait visiter lors d’un séjour estival en Ardèche. J’avais essayé depuis de la convaincre de m’autoriser à les reproduire dans la revue, mais sans succès, jusqu’à ce que nous fassions connaissance à l’occasion de son exposition à Bulle, en Suisse. Magnifique expo. Nous avons fait connaissance. Scribulations ? Elle voyait très bien. Elle m’a donné carte blanche pour publier tout ce que je voulais et m’a même envoyé quelques fichiers. Du coup, pour ce numéro, j’avais en tête la démarche de Denise, du moins quand elle s’inspire de certaines formes naturelle, ou que son geste d’écrire la conduit à trouver une graphie ressemblant à des branchages, des herbes, des cristaux. Et du coucou, j’ai inséré quelques images que je qualifieraient de « pré-calligraphiques », au premier rang desquelles, page 36, une collection de nœuds dans le bois rassemblée par Brice Coutagne, dans une disposition qui, de plus, peut évoquer une sorte de classement, presque d’alphabet. C’est également à ce titre que j’ai publié page 85 ce très étrange dessin de Mariaunet titré « vers ». Rien à voir avec la poésie, juste des vers qui se tortillent. À quoi pensait-elle ? Je ne sais pas, mais à l’arrivée, dans ce grouillement, on voit presque des lettres. Même intention avec la photo du Cratère Victoria page 237 : par un hasard géologique dont les planètes extraterrestres ne sont pas avares, ce cratère de Mars est tapissé, au fond, de dunes évoquant une sorte d’idéogramme géant et mystérieux.

 

Scribulations 01-13, pages 174 & 175

Ah, tu vois qu'elle y est bien ! 

 

Remerciements - Merci10 aux 34 scribulateurs, mais si je devais adresser un coup de chapeau à l’un d’entre eux et un seulement, ce serait à Yowan/Jean-Paul Lefebvre. Yowan nous a rejoint récemment mais il a immédiatement et complètement joué le jeu, proposant des textes, des brèves, des illustrations, des commentaires, des suggestions. Merci JP ! Puisse le prochain numéro bénéficier lui aussi de ta belle énergie ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Scribulations 01/13 : la couverture, signée Mister Zion

Scribulations 01/13 : la couverture, signée Mister Zion

Voir les commentaires

Scribulations 01/13 - Sommaire et making-off

19 Août 2013, 12:12pm

Publié par Scribulations

Voir les commentaires

Scribulations 01/13 - Sommaire et making-off

19 Août 2013, 12:12pm

Publié par Scribulations

Voir les commentaires

Scribulations 01/13 - Sommaire et making-off

19 Août 2013, 12:12pm

Publié par Scribulations

Voir les commentaires

Scribulations 01/13 - Sommaire et making-off

19 Août 2013, 12:12pm

Publié par Scribulations

Voir les commentaires

Debout là-dedans !

10 Février 2013, 15:00pm

Publié par Scribulations

 

 scribulations--titre-blanc-sur-noir-extreme-light-.jpg

 

 

Oh non ! Pas DEJA ? Vont soupirer les scribulateurs encore au chaud sous la couette, attendant patiemment que s’éloignent les rigueurs de l’hiver et celles des contraintes budgétaires, pour reprendre un semblant d’activité…

 

Ben si. Il va falloir commencer de penser au numéro 01/13, celui à paraître en octobre prochain. Ceci dit, tout à fait entre nous, perso, je ne t’ai pas attendu pour travailler dessus. Heureusement d’ailleurs, parce que sinon, je ne sais pas bien avec quoi j’aurais pu alimenter cet article.


 

Les textes

 

On a déjà un, voire deux textes de Paul Laurendeau, un « sans verbe » de Pierre Dutey et un de votre serviteur qui ne rentrait pas dans le numéro précédent. On aura du Laure Payen-Amaudry, je ne sais pas encore quoi, mais il y a l’embarras du choix. On aura un et peut-être même plusieurs textes de Michèle Menesclou. Idem pour Jean-Marc Lafrenière : je vais régulièrement piller son carnet à cette fin. On aura des textes de Maya Vigier ; il faudra choisir. On aura du Xaba : je compte beaucoup sur un texte dont il nous a déjà donné l’avant goût, dans lequel il est question d’écriture. On aura forcément au moins un texte d’Emmanuel Bouchet, sans doute trash, mais c’est comme ça qu’on l’aime. J’espère qu’on aura des textes de Marie Leroy, des variations d’Aymeric Brun et quelque chose d’Aline Fernandez. J’aimerais également beaucoup de Greg Lacroix nous fasse de nouveau l’honneur de nous confier un petit quelque chose. Puis y’a les moins sûrs : Marie Chataigner, Karen Guillorel, Lou, Cat, AppAS, Brice Coutagne, Tmor…


 

Les illustrations

 

Mais ces deux là au moins - Brice et Tmor - seront présents par leurs photos et collages. Michel « solid » Pagnoux nous fera-t-il encore une fois l’honneur d’une couverture ? Ce redoutable privilège échoira peut-être à Mister Zion, mais qu’on trouvera forcément au fil des pages tant son style colle pile poil à l’identité visuelle que je voudrais donner à ce numéro. Il sera très graphique et même très calligraphique, puisque Denise Lach, après quatre ans d’apprivoisement, m’a laissé libre accès à son œuvre pour y puiser ce que je voulais. On aura aussi des dessins de mad meg, une repro du tableau « Ruines » de Michel Henricot et plein d’autres choses pas encore vraiment prévues.


 

Les rubriques

 

Outre la rubrique « Sans verbe » déjà citée, nous avons invité quelques fantômes et revenants et ce serait bien le diable si la rubrique « Elle et lui » ne trouvait pas à s’alimenter à la source inépuisable des rapports hommes-femmes. De toute façon, depuis que nous avons institué la rubrique « Figures libres » pour y fourguer tout ce qu’on aime, je ne suis pas très inquiet.


 

Participer

 

On peut m’envoyer des textes et des images là : jean-marie-dutey (arobase) hotmail.fr mais également participer aux ateliers d’écriture et de relecture en ligne sur scribulations.fr


 

Petite annonce

 

Si quelqu’un sait comment joindre Fabienne Verdier, peintre et calligraphe, ma reconnaissance éternelle lui est toute acquise. J’aimerais tellement qu’elle nous autorise à reproduire l’une de ses œuvres…

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>