Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 12:45

 

 

Lettrine---P-oeuf--Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

ersonne ne connaît encore le contenu du prochain numéro de Scribulations, mais il se précise doucement. Ce qu’on connaît en revanche, c’est la liste des ateliers déjà créés sur scribulations.fr et dont on espère qu’ils seront assez féconds pour susciter de quoi alimenter chacun une rubrique :

 

 

 

 

☺- Lieux - Un lieu vous hante ? (D)écrivez le.

☺- Short short novels (à ne pas confondre avec les « brèves nouvelles »)

☺- Hommes et femmes mode d’emploi

☺- J’écris

☺- Péchés capitaux (et tout particulièrement la gourmandise)

☺- Sans verbe

☺- Animal

☺- PL442795 (c’est l’immatriculation d’un bateau, à marée basse, tel que - dessiné par Iss’N’Kor)

☺- Brèves nouvelles (à ne pas confondre... oui, bon, ça va !)

Publié dans : Scribulations 01/12
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 12:25

 

 

 

Lettrine--L-couperet-de-boucher----Le-carnet-de-Jimidi.jpges « brèves nouvelles », éditées dans la revue à raison d’une bonne dizaine depuis le premier numéro, sont des textes anonymes de quelques lignes, dont l’écriture est guidée par le (mauvais) jeu de mot qui leur sert de « moralité

 

Comme l’exemple vaut sans doute mieux qu’un long discours, j’en donne ci-dessous deux, publiés dans Scribulations 01/09 :

 

Elle n’avait jamais pu résister à un idiot. C’était là son seul défaut, mais de taille, et ceux qui la poursuivaient devaient le savoir. Ils avaient dressé leur embuscade en rassemblant en un seul point tout ce que cette partie-là du pays comptait comme demeurés. Comme ils l’avaient prévu, elle ne put résister à l’attrait d’autant de bêtise concentrée et ils l’attrapèrent.

 

Moralité : Prise au niais.

 

Comme souvent les meilleurs filons, celui-là reposait sur une idée diabolique, mais simple : mélanger dans la même revue deux sujets irrésistibles pour les mâles occidentaux âgés de quinze à cinquante ans ; le foot et les filles. Les sportifs avaient de quoi fantasmer sur des troisième mi-temps de rêve, et les accros des gros seins pouvaient toujours avoir l’excuse de se tenir au courant des résultats du championnat.

 

Moralité : Belles et buts.

 

 

Il semble que le résultat soit d’autant meilleur qu’il respecte ces consignes :


 - A l’usage de noms ou prénoms farfelus et pratiques tu renonceras.

- Des mots utilisés dans la moralité, dans le corps du texte point n’useras.

- Au lien entre brève nouvelle et moralité tu veilleras.

 

 

Une petite dernière pour la route ?

 

Il n'y a pas de honte à être un nain mon enfant. Mon propre père était un nain et son père avant lui. Ça ne les a pas empêché de réussir. Ne dit on pas : « Même les nains ont commencé petit » ? L'avenir t'es ouvert mon enfant ; plein d'opportunité passeront à ta portée. Tu verras qu'on a souvent besoin d'un plus petit que soi et que la taille ne fait rien au courage ni à la vaillance.

 

Moralité : tu seras un gnome mon fils.

Publié dans : La revue
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 17:04

 

 

 

C’est quoi l’exercice ? Synthétiser le contenu des premiers numéros de Scribulations afin de donner une idée de ce que seront peut-être les prochains, c’est ça ? Bon ; c’est parti !

 

Lettrine--A-Emmanuel-Prunevieille-.jpg

 

 

bien regarder les sommaires, la quasi totalité des textes publiés par Scribulations rentrent dans trois catégories formelles, ou plutôt, devrais-je préciser, dans deux catégories plus une troisième, celle où ranger les textes ne rentrant pas dans les deux premières.

 

Les textes écrits à partir d’une contrainte formelle

 

C’est une tradition probablement vieille comme l’écriture elle-même, à laquelle les auteurs de Scribulations semble sacrifier volontiers. Ainsi, comme l’ont expérimenté beaucoup d’auteurs avant eux, et tout particulièrement ceux de l’Oulipo, se fixer une contrainte permet paradoxalement d’aiguillonner la créativité. On rangera sans hésitation aucune dans cette catégorie les textes écrit sans verbe, plus de treize au total, les haikus et autres poèmes respectant une forme convenue à l’avance.

Mais peut-être pourrait-on ranger dans cette catégorie les contes comme par exemple les  « Contes incorrectes », qui se proposaient de renverser cul par dessus tête les canons du genre, à commencer par leurs destinataires, ces contes ne s’adressant pas exactement aux enfants. D’autres textes de Scribulations pourraient valablement rejoindre cette rubrique des contes, à commencer bien sûr par l’excellent « L’or de la montagne » qui ouvre le numéro 01/11.

Enfin, on peut sans doute ranger dans cette catégorie également les "brèves nouvelles", que la revue publie à raison d'une bonne dizaine par numéro, ces petits textes dont l'écriture est entièrement guidée par le jeu de mot qui leur sert de "moralité".

 

 

Les textes écrits à partir d’un thème

 

Ce sont les plus nombreux. On retrouve là une modalité classique des ateliers d’écriture : l’un des participants propose un thème et chacun brode à partir de celui-ci. La particularité de la plupart des thèmes ayant conduit les auteur de Scribulations à écrire est de se présenter comme peu susceptibles de favoriser l’écriture, rejoignant par là l’idée de contrainte forte. Comme le nombre de textes en témoigne là encore, mis au pied du mur d’un thème difficile, les auteurs et l’écriture trouvent dans la difficulté même les ressorts pour la dépasser.

 

·       Qu’entendez-vous dans le silence ? A partir de cette question, a priori absurde, les contributions (souvent très courtes) ont dépassé le millier. Scribulations n’a publié - en deux fois - que celles de Denis Girard, une internaute ayant montré une ferveur et une constance toute particulière pour l’exercice.

·       Préf@ces - La proposition était de contribuer à l’écriture d’un livre qui ne serait constitué que de ses propres préfaces. Scribulations n’a repris qu’une grosse douzaine des cent vingt préfaces écrites à cette occasion.

·       Petit plus - La proposition consistait à mettre en situation un  personnage ordinaire, mais doté d’un talent particulier, si possible encombrant et inutile, ou plus positif, mais ne faisant pour autant pas de lui un super-héro, loin de là. Ce thème a été particulièrement fécond puisqu’on le retrouve dans trois numéros consécutifs.

·       Carrefour des passions - Péage. La proposition consistait à installer les textes dans des environnements a priori peu propices à la littérature : une grande surface, un péage d’autoroute. On retrouve également dans cette proposition la dimension du « défi d’écriture » chère à la revue.

·       Le cimetière des poupées - La proposition était d’écrire à partir d’un dessin de Mariaunet titré « Sous-bois ». On retrouve là un type de proposition « classique » des atelier d’écriture et sans doute pourrait-on regrouper là également « Correspondance », une rubrique regroupant des courriers fictifs, adressés à des personnes ou des personnages réels ou imaginaires. Peut-être pourrait-on également agréger dans ces propositions « classiques » la rubrique « Magasin d’accessoires » regroupant des textes écrits à partir de l’évocation d’objets.

 

 

Les textes regroupés dans des rubriques « sur mesure » ou bénéficiant d’une rubrique propre.

 

Après tout, comme il suffit d’être deux pour être plusieurs, peut-être suffit-il de deux ou trois textes ayant un ou plusieurs points communs pour créer une rubrique ? C’est manifestement le rôle de la rubrique « On se casse » regroupant des textes de voyages, ou des voyages dans le texte.

Mais nul n’a été besoin de trouver d’autres textes voisins pour publier les chroniques de MiKla regroupées sous le titre générique « Existe en noir », ni les aventures de Wan&Ted, nos deux chasseur de prime, héros récurrents depuis le lancement de la revue.

 

(à suivre)

 

Publié dans : La revue
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 12:46

 

A deux mains, si vous le voulez bien - dessin de mad meg po

Dessin : mad meg

 

Scribulations étant une revue ouverte, aux contributeurs, aux suggestions, y compris sur ses choix éditoriaux et techniques, on a parfois besoin de mise au point. En voici une concernant les illustrations, à la suite de commentaires de lecteurs s’étonnant que le nom des illustrateurs ne figure pas à proximité immédiate de leurs illustrations et qu’il faille se reporter aux dernières pages de la revue pour savoir de qui étaient les photos et les dessins...


Lettrine--I-bruel-.jpgl y a beaucoup de choses à dire et quelques unes à savoir, sur les illustrations de Scribulations.


Le premier numéro de la revue, bien que très animé graphiquement, par des lettrines et une maquette légèrement hystérique, ne comportait que 10 illustrations mais quasi 50 textes. Le dernier numéro contient 35 illustrations et 36 textes (à la louche). C’est dire qu’on est passé d’une formule où les illustrations étaient très secondaires à une formule où, la maquette s’étant largement assagie les illustrations ont maintenant quasi autant le droit de cité que les textes. Que les illustrations soient désormais signées ne ferait que reconnaître cet état de fait. Je suis complètement pour.


Autre élément qui a été déterminant dans cette transition vers une revue plus richement illustrée : on a très heureusement changé d’imprimeur depuis le numéro 01/10. L’actuel, Copy Média, est beaucoup, beaucoup plus performant pour les illustrations, ce qui permet de rendre enfin justice aux oeuvres que nous confient les illustrateurs.


Rappel, pour ceux qui s’en souviennent, le numéro 01/09 a été un peu catastrophique côté illustrations : les superbes dessins de Dod sont sortis raplapla, les haïkus « saison du blanc » quasi illisibles. Je vais jusqu’au bout de mon idée : je ne suis pas sûr que Dod aurait été très à l’aise de voir son nom apparaître pour chacun de ses dessins, sachant que les originaux étaient en couleur et les repros en bouillie grisâtre. Bref, il faut voir la très grande (et maintenant trop grande) discrétion de Scribulations vis à vis de ses illustrateurs comme de la prudence, comme un souci, sans doute excessif, de ne pas les forcer à assumer un résultat qui n’a pas toujours été à la hauteur de leur travail.


C’est également la prudence et le souci de « faire un essai » qui m’a fait intégrer le texte d’Alphone Salafia (mis en image par meua-même) aux conditions où il l’est, c’est à dire dans une position où l’on puisse passer à côté. Je n’étais pas du tout sûr du résultat final. Il est bon, et je m’en félicite, mais s’il avait été complètement raté, j’aurais été assez content qu’on puisse passer à côté sans se prendre les pieds dedans.

 

Alphonse Salafia - Et puis un jour - Extrait - Le carnet de


Ajoutez à ça que j’ai maquetté ce numéro 01/11 avec Scribus, un logiciel que je découvrais et vous comprendrez mon soulagement en constatant que ce numéro est tout à fait conforme à ce que j’espérais.


Donc on peut maintenant, tranquillement, envisager comment faire en sorte que les auteurs des textes et des illustrations soient également cités, à l’endroit même de leurs contributions, puisque c’est ce que veut la foule des deux lectrices rassemblées sous la bannière de l’égalité de traitement et que le rédacteur en chef n’a aucun argument à leur opposer, bien au contraire.


Vous aurez remarqué bien sûr que les illustrations originales ne sont pas toutes signées, loin de là. Sachez également qu’il est tout à fait exclu pour moi de rajouter je ne sais quel logo, initiales ou signes distinctifs sur l’illustration elle-même. Je ne vois donc que deux solutions, relativement semblables : indiquer en « note de pied de page » quelque chose comme « Illustration : untel », soit sur la page elle-même, soit, et je crois que cette option aurait ma préférence (pour laisser à l’illustration tout l’espace) de porter cette mention DISCRETE sur la page en regard, ce qui donnerait page 47 - vous êtes prié d’ouvrir votre exemplaire - quelque chose comme : « Photos page de gauche : Brice Coutagne. Catherine Savournin (Installation « Falling leaves », Musée juif de Berlin)»

 

Scribulations-01-11 0012 resize[1]blog de BricePhoto : Brice Coutagne

Falling-leaves---photo-Catherine-Savournin---Scribulations-.jpgFalling leaves - Musée juif de Berlin - Photo Catherine Savournin

 

 

C’est bon ? Vous arrêtez la manif ?

 


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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 12:21

Lettrine (D rockwell pop up) le carnet de Jiidians Scribulations, tout est fait à la main, vous pensez bien ! Chaque page est numérotée à la plume d’oie, puis sa tranche encollée au pinceau de martre avant d’être assemblée dans sa reliure moulée à la louche. Nan, je plaisante. Une fois la maquette réalisée sous Scribus, je balance tout ça à Copy Média qui se démerde avec et m’appelle quand ça coince. Certaines opérations restent quand même très artisanales, comme par exemple les expéditions. Là, oui, chaque adresse est calligraphiée par ma pomme sur les emballages pré-payés et il arrive que pour certaines commandes un peu importante, je sois même obligé d’improviser des conditionnements improbables en les taillant au couteau à pain dans des cartons récupérés.

 

La publicité, elle aussi, est très artisanale puisqu’en gros, il revient aux auteurs, illustrateurs et lecteurs de parler de la revue, en particulier sur leur blog, quand ils en ont un.

 

C’est le cas de Jean-Marc La Frenière par exemple, dont vous pourrez lire « Oublions Freud » sur son carnet, ce texte ayant été présélectionné pour Scribulations 01/11. C’est le cas également pour Mariaunet, dont le fantastique dessin a inspiré de nombreux textes, trop nombreux pour que nous puissions les publier tous dans le numéro 01/11, où vous en trouverez quand même seize. Certains vous sont présentés sur son carnet.  AppAs, parle également de la revue,  et c’est également le cas d’Elsa-Saône, fidèle lectrice, à deux reprises, dans un article titré « Scribulations 01/11, le retour » et dans un autre titré sobrement « Scribulations 01/11 »

 

Vous avez repéré d’autres articles ? Dites le !

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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 19:54


  

Salon de la revue Paris octobre 2011 - vue générale

 

 

Lettrine--Q-salon-de-la-revue--Le-carnet-de-Jimidi.jpgue du positif, ce salon. Ça fait du bien de voir confirmées des options prises parfois un peu au pif. Tiens, par exemple, le fait même d’éditer une revue. Nous pouvons maintenant faire la comparaison entre le salon du livre et celui de la revue puisque nous avons « fait » les deux. Pour moi il est maintenant clair que la création littéraire, l’inventivité éditoriale, l’audace, les expériences un peu ultimes se situent clairement du côté des revues. Toutes n’étaient bien sûr pas présentes au salon - quelques centaines parmi les milliers qui existent - mais l’échantillon me parait suffisant pour affirmer ce qui précède. Confirmé aussi, on l’aura compris, le choix que nous avons fait de participer à ce salon, dont le public s’est montré infiniment plus curieux et intéressé que cette foule anonyme paraissant errer dans les rayons d’un hypermarché au salon du livre. C’était donc une bonne idée d’y venir, pour vendre des exemplaires bien sûr, même si les 25 ventes officielles couvrent juste les frais, mais surtout, surtout pour nouer ou entretenir des contacts. J’ai revu avec infiniment de plaisir Cat (Catherine Savournin), MiKla (Michèle Menesclou), IdoT ( Aline Fernandez),  Iss’N’Kor (Sylvain Cnudde), sans oublier Roger et Cathy, mais j’ai pu faire connaissance avec Appas, Aymeric Brun, Marie Chataigner, et mad meg, pour m’en tenir aux scribulatrices et scribulateurs.

 

 

Salon-de-la-revue-Paris-octobre-2011---trois-directrices-de.jpg

 

Les trois Directrices de rédaction de Scribulations, avec IdoT, au centre

 

 

Salon de la revue Paris octobre 2011 - Cat et MiKla en pleiCat et MiKla, en plein boulot

 Salon de la revue Paris Octobre 2011 - MiKla et Iss'N'Kor

 

MiKla et Iss'N'Kor

 

Salon-de-la-revue-Paris-octobre-2011---Marie-Chataigner-et-.jpg

 

Marie C. et Jimidi 


Alors, alors, comment il est AppAs crois-je discerner dans le murmure curieux et fébrile s’évaporant de la foule massée ici, intriguée par l’aura se dégageant du personnage et de son blog ? Sache le, foule massée, murmurante, curieuse et fébrile : AppAs est grand. Sache également que non, il ne progresse pas par bonds, du moins pas dans les allées du salon.  

 

Salon-de-la-revue-Paris-octobre-2011---AppAS-et-Jimidi.jpgAppAs, Jimidi & Scribulations 01/11

 

Il partage par ailleurs ce trait commun aux scribulatrices&teurs d’être extrêmement sympathique. Tiens, mad meg par exemple. De quelqu’un ayant entrepris de reproduire (en l’interprétant) la cène de L. de Vinci, au format, et d’y passer plusieurs années, on pouvait craindre je ne sais quelle difficulté de communication, de celle qui nous attendent probablement avec les aliens. Ben pas du tout. Mad meg est intarissable sur plein de sujets, à commencer par le Jardin des plantes, où elle va régulièrement dessiner des squelettes (Oui, ben c’est mad meg quand même !) mais également sur sa famille, sur ses projets, parmi lesquels au moins un que j’attends avec impatience : voir en vrai ce fameux « Feast of fools ». Mais chez les « nouveaux », Aymeric est également tout à fait sympathique et Marie C., juste adorable.

 

Salon-de-la-revue-Paris-octobre-2011---Aymeric-et-Jimidi.jpgAymeric et Jimidi

 

Confirmé aussi, dans la foulée, le choix de notre titre. Le mot « Scribulations » accroche, intrigue, fait s’approcher les gens. Confirmé aussi le choix de nos couvertures. La dernière séduit plutôt les jeunes et l’avant dernière plutôt les universitaires. Confirmé le choix d’une maquette plutôt sage et sérieuse, aérée, très lisible (merci Tim !) Confirmée aussi le soin que nous devons passer aux corrections, plusieurs nouvelles bonnes volontés ayant fait jour pour partager cette tâche ingrate. Confirmée également l’orientation « atelier », cette dimension des échanges et des suggestions entre contributeurs étant une vraie originalité et un vrai plus.  Confirmé également que le whisky irlandais douze ans d’âge est un poison violent tout à fait délicieux.

 


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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 20:11

 

 

Scribulations-01-11---Expeditions---Le-carnet-de-Jimidi.jpg

Publié dans : Scribulations 01/11
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 20:10

 

 

Scribulations-01-11--Deja-un-lecteur-satisfait-chez-AppAs.jpg

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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 20:08

 

 

 

lettrine--tiens-fleux-.jpgu auras remarqué comme moi, de longue date, que les questions de tes interlocuteurs tendent à t’attirer sur leur terrain. Ça procède d’un mouvement bien naturel. C’est bien à partir d’eux, de là où ils en sont, de ce qu’ils voudraient comprendre qu’ils t’interrogent. Cette attitude n’est pas forcément tout à fait innocente. On sent bien par exemple certains journalistes, à certaines occasion, moins intéressés par le contenu informatif de la réponse sollicitée, que par sa valeur spectaculaire. Les politiques, par exemple toujours, ont une stratégie assez bluffante par rapport aux questions qu’on leur pose : ils n’y répondent pas. Ils prennent appui dessus pour enchaîner sur ce qu’ils ont a dire, sur le message à faire passer à ce moment là, qui ne dépend souvent ni du média, ni du journaliste ni de ses questions.

 

C'était mieux en ligne et gratos. Nan ? Pourquoi 10 euros ? Demande Kapi à propos de Scribulations 01/11. On va lui répondre, à la fois « sur son terrain » mais également sur le nôtre.

 

J’espère ne pas trahir sa pensée en la reformulant ainsi, mais si je comprends bien, Kapi aurait préféré un « Scribulations » consultable en ligne, gratuitement. Les deux ne sont d’ailleurs pas fatalement liés. J’ai acheté en ligne, il y a peu, la version dématérialisée du dernier livre d’Ysengrimus : Le pépiement des femmes-frégates. Moyennant 5 euros, facilement payables en CB, je peux consulter autant de fois que je veux le fichier PDF du livre et donc le lire à l’écran. En ligne oui, mais pas gratuit. On pourrait imaginer aussi qu’un généreux mécène me fasse don des 800 € nécessaires à l’impression d’un tirage de Scribulations et que du coup, on puisse les distribuer quasi gratuitement. On sait par ailleurs que bien des publications se financent grâce à la publicité. Papier ne veut donc pas forcément dire payant.

 

Mais il a y peut-être également derrière la question de Kapi une sorte de dépit, de frustration, de ne pouvoir immédiatement disposer de Scribulations. Peut-être quelque chose de l’ordre d’un « tout, tout de suite » contrarié. Il faut peut-être entendre alors de la protestation, de devoir passer par la procédure compliquée d’une commande, d’un paiement, de délais imposés tant par La Poste que par la matérialité de la revue. Tout ne serait-il pas mieux, c’est à dire plus simple et plus rapide s’il suffisait d’un clic pour lire la revue ? Si en plus on pouvait se débarrasser de l’intermédiaire de l’argent...

 

Intermède historique. Ma première revue dématérialisée (et la seule), c’était « Alire » en 1989. On la proposait sous forme de disquettes. Tu sais, ce support qui a complètement disparu. Pour assurer que des lecteurs (c’est le cas de le dire) puisse encore la lire, il a fallu au fil des années la passer sur Cdrom et peut-être est-elle maintenant dispo en ligne, sous une forme ou sous une autre.

 

Tout ça pour dire que derrière la simplicité du « clic » se cache une jungle de formats, de standards, et bref, un cauchemar technique. Deux petites remarques pour te faire toucher ça de l’oeil à défaut du doigt :

·       Le fichier PDF de Scribulations 01/11, tel que transmis à l’imprimeur, fait 114 Mo. C’est donc un fichier assez lourd. Dans ce fichier, ce qui « pèse » le plus, ce sont les illustrations. Si on voulait réaliser une version en ligne de la revue, et l’inscrire dans un format assez raisonnable pour être chargé et consulté de manière agréable, par exemple sur Calaméo, (limité à 100 Mo), il faudrait prévoir la revue en ce sens.

·       Il ne t’aura pas échappé que ton écran d’ordi est plus large que haut. Si on voulait faire mieux que juste afficher des pages de livre et vraiment profiter de la place dispo, il faudrait concevoir un Scribulations plutôt « à l’italienne ».

 

Outre l’illusion de simplicité, Internet cache une autre illusion, déjà dénoncée ici, celle de la gloire immédiate. Comme si, d’être immédiatement accessible, entraînait fatalement que tout le monde doive s’y ruer. Or rien n’est plus faux. En deux ans, les extraits de Scribulations sur Calaméo ont été vu 135 fois. J’ose espérer que la revue papier, pendant le même temps, a eu plus de lecteurs. Autre exemple : à la suite de la publication du recueil « Photomaton » on avait fait une publicité tous azimuts sur le web. Nombre de commandes en retour : zéro.

 

Tu me diras que oui, mais non, puisqu’il ne s’agirait alors pas de vendre la revue, juste de la faire lire. Certes, mais rien n’indique alors qu’elle le serait. Tu dis ? rien n’indique que sous sa forme actuelle, elle le soit ?  

 

C’est là que je voulais en venir. Si je voulais être exagérément provocateur, je dirais que Scribulations n’est pas une revue faite uniquement pour être lue. C’est à dire que perso, je ne vise pas la grande diffusion en librairie, ni sur Fnac.com, ni d’ailleurs aucune forme de distribution autre que celle actuelle, assurée quasi exclusivement par les auteurs.

 

Parce qu’en fait - tiens ? nous voilà maintenant sur mon terrain - l’intérêt de Scribulations ne réside pas, pour moi, dans son audience et donc dans ses lecteurs, mais plutôt dans ses auteurs et dans la manière qu’ils ont de participer à l’élaboration de leur revue.

 

La grande réussite de Scribulations et je crois pouvoir le dire au nom de tous ceux ayant par exemple participé au dernier numéro, c’est ce moment d’immense fierté personnelle éprouvé par chacun quand il tient en main SON Scribulations. Je le dis autrement : 21 auteurs et illustrateurs ont participé peu ou prou à l’ensemble, certains bien au-delà du simple fait de publier un ou plusieurs textes, mais loin de se diluer dans une sorte de collectif flou, ce travail en commun renforce le sentiment de chacun de tenir en main quelque chose qui lui appartient en propre, totalement, de la première à la dernière page.  

 

C’est tellement vrai et tellement irrésistible, qu’on a vu certains scribulateurs attendre impatiemment LEUR revue alors même qu’ils n’y avait pas écrit une ligne.

 

On pourra trouver ça exagérément narcissique et m’objecter qu’à part flatter vingt et un ego - à commencer par le mien - Scribulation ne sert pas à grand-chose. D’ailleurs à quoi sert-il d’ajouter encore un ouvrage à la marée de livres ? Et hop - je te vois venir - de couper des arbres pour ce faire ? Pour les arbres, disons que perso, ça ne me défrise pas plus de consommer des arbres pour mon papier que des courgettes pour ma ratatouille. Les deux ont été plantés pour ça.

 

« Les livres ? C’est un cancer ! » me lançait mon ami Bootz, précisément celui de la revue Alire, nous invitant alors à considérer nos bibliothèques comme autant de métastases. Je ne peux pas être complètement d’accord avec ça. Ce n’est pas Philippe - unplugged - Didion qui me contredira sur ce point, mais je pense que le livre papier, en plus de son charme suranné et de sa capacité à nous encombrer, porte (et impose ?) sa temporalité propre, que la lenteur et les années n’effraient pas. J’aime cette idée que dans dix ans, je puisse sortir Scribulations 01/11 d’un rayon de ma bibliothèque et lire ce que j’écrivais dans ces années là. Ce sera à l’occasion d’une panne d’électricité collatérale à notre sortie mal maîtrisée du nucléaire, ou parce que le quota mensuel de connexion alloué à mon foyer aura atteint son terme, ou parce qu’un avion bourré d’idéologie se sera écrasé trop près. Là, je sortirai une bougie du placard, je penserai avec nostalgie à mes années de blog vaporisée à la suite de la faillite d’Overblog et je relirai « Bristol 170 » qui est une putain de bonne histoire ou « Serpentine » qui est ce que j’ai écrit de mieux à ce jour. D’ailleurs, c’est bien pour être rangée debout dans une bibliothèque plutôt que couchée dans une pile de papiers que Scribulations emprunte (sans le rendre) le format livre.

 

Enfin, mais ce n’est pas le moindre, combien avons-nous chacun de lecteurs, des vrais, dans notre entourage et parmi eux, combien seraient prêts à lire deux cent pages à l’écran ? Ah, tu vois !

 

Tu dis ? Je n’ai pas répondu pour les 10 € ? Alors là, je suis complètement d’accord pour penser que ce prix est une vraie escroquerie. Ou plutôt un prix scandaleusement dicté par l’unique marketing. Il ne correspond ni à un prix de revient (qui reste à calculer) ni à un prix susceptible d’amortir le numéro en cours et d’assurer le prochain. C’est donc 10 € parce que ce n’est pas cinq et que ce n’est pas non plus quinze. Nous voilà bien avancés !

 

Sinon, y’a un autre moyen (non garanti) d’obtenir Scribulations gracieusement et à mes frais, c’est de me le demander gentiment et de me donner une adresse. Ou de gagner au Schmilblick.

Publié dans : La revue
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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 20:07

Scribulations-01-11-couverture--avec-polices-incorporees--.jpg

 

Lettrine--P-OurBang-mad-mag----Le-carnet-de-Jimidi.jpg

 

 

 

 

ffffiouuuu ! M’aura tenu sur le grill jusqu’au bout, celui-là ! On l’attendait jeudi, il n’est arrivé que vendredi. Un certain auteur que je ne nommerai pas, a envoyé 48 heures après l’ultimatum une version de son texte « Ose, toi l’artiste, laisser chanter l’Irrésistible Allégresse qui en toi, chante » réduite de quasi la moitié, bousculant une maquette à côté de laquelle un château de carte aurait fait figure de dolmen. Je passe sur mon illustratrice préférée ne retrouvant pas ses fichiers, sur les coquilles et petites incohérences retrouvées jusqu’à la dernière minute (il en reste, j’en ai déjà repéré). Je passe également sur certains risques pris dans la mise en page dont je savais ne pouvoir apprécier s’ils s’avéreraient payants que sur papier.

 

C’est finalement un numéro très réussi, visuellement superbe, contenant dix textes de plus que le numéro d’avant, rassemblant la collaboration de plus de 20 auteurs et illustrateurs. Les dessins sortent super bien, les photos également, les différentes polices vont bien ensemble... Non vraiment : tout bien.

 

Si vous en voulez un, deux, douze, envoyez moi un petit mail : jean-marie-dutey@hotmail.fr, on verra ce qu’on peut faire.

 

Rappel : "Factotum" l'oeuvre qui figure en couverture (avec sa gracieuse permission) est de Jud Turner

Publié dans : Scribulations 01/11
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